Naissance d’un roman

 

« Quand on s’intéresse à un sujet, tout semble nous y ramener. »

Q.O.L. est mon premier roman. Il est né au cours d’un atelier d’écriture avec Isabelle Giudicelli dont le thème du jour était L’obsession. J’ai alors imaginé un personnage dont je suis tout de suite tombée en amour, comme diraient les Québécois : Une femme d’affaires qui a fait fortune dans l’organisation de mariages de luxe, mais qui souffre terriblement de solitude, car elle a tellement mauvais caractère que pas un seul mec n’ose s’y frotter. Je l’ai trouvée très drôle et touchante. A la lecture de mon premier texte, tous mes collègues de l’atelier d’écriture étaient pliés de rire. J’ai découvert le plaisir de faire rire avec des mots.

Pendant quelques jours, cette petite bonne femme en colère continuait de me trotter dans la tête, elle m’accompagnait partout, j’avais envie d’y retourner, de lui donner plus d’épaisseur. J’ai retrouvé par hasard des notes que j’avais prises il y a un an ou deux, sur un projet de bouquin qui parlerait des difficultés de se rencontrer, de s’aimer, avec une critique du côté cul cul la praline qui tourne autour du mariage, des enterrements de vie de jeunes filles, de la Saint Valentin, de tout cet univers gnan gnan qui m’exaspère…

J’ai senti que je tenais mon sujet, mes personnages, mon histoire !

J’ai donc décidé de m’inscrire à un autre atelier d’écriture de la même association Librancrage. L’atelier Roman, de Claire Musiol. Et c’était parti pour une année géniale d’ateliers hebdomadaires où nous avons abordé différents aspects de l’écriture d’un roman (la construction, les sensations, les personnages….). Petit à petit, j’écrivais chaque scène sans chercher à les relier entre elles. Tout tournait à peu près autour de ce personnage principal qui prenait de plus en plus d’épaisseur. C’est fascinant de voir comment un personnage se révèle à son auteur, par petites touches. On y pense dans la journée, on en rêve la nuit, on le voit de plus en plus clairement, c’est extraordinaire et presque flippant !

Au fur et à mesure des ateliers, d’autres personnages sont venus se greffer autour d’elle et tout devenait (à peu près) logique, mais dans un ordre vraiment aléatoire. Tout cela n’avait pas d’importance. J’ai d’abord voulu « produire » de la matière sans vouloir nécessairement y trouver une logique particulière. Je pensais qu’ensuite il serait toujours temps d’y mettre un peu d’ordre.

 

 

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